Tous solidaires, tous mobilisés. Les nouveaux visuels de la lutte.

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Tract CGT Territoriaux du 24/01/2014 – Préavis de grève pour le 31 janvier 2014

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Tract CGT Territoriaux du 13/01/2014

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Tract CGT Territoriaux du 19/12/2013 – Actuellement au Méliès : Mortel Transfert

ACTUELLEMENT AU MÉLIÈS : MORTEL TRANSFERT

Attention : passage IMMINENT à la communauté d’agglomération avant la destruction finale de l’équipe du cinéma

Le passage en force, sans concertation, à la communauté d’agglomération Est Ensemble a été annoncé hier au personnel du cinéma. Ce transfert était jusqu’alors prévu après l’ouverture du 6 salles, fin 2014, afin de transférer une équipe apaisée, reconstruite, autour d’un projet culturel ambitieux et cohérent.

Aujourd’hui le transfert risque d’être effectif au 1er mars 2014 !!

L’équipe sera explosée : actuellement aux prises avec une direction pathogène du cinéma, certains collègues devront aller travailler aux quatre coins d’Est Ensemble ! Le transfert précipité du Méliès dans son état actuel parachèvera l’œuvre de Dominique Voynet de destruction du cinéma et de mise aux oubliettes de son projet culturel.

MAIS AUJOURD’HUI RIEN N’EST JOUE SI LES POLITIQUES LE VEULENT, LE REPORT DE CE TRANSFERT EST POSSIBLE !

TOUS ENSEMBLE, EXIGEONS CE REPORT POUR SAUVER LE PERSONNEL ET LE PROJET CULTUREL DU MÉLIÈS

Le 19 décembre 2013

Tract CGT Territoriaux du 31/10/2013 – Actuellement au Méliès : 7 mois ferme

ACTUELLEMENT AU MELIES : 7 MOIS FERME

Après 46 jours de grève, le Méliès a donc rouvert ses portes depuis 7 mois. Cependant, l’acharnement est toujours de mise et la désorganisation est générale, l’insécurité institutionnelle…

 

Après les accusations dans la presse, après leur mutations forcées, nos deux collègues se voient infliger une nouvelle sanction : une exclusion de 3 jours sans salaire, bloquant leur déroulement de carrière pendant 3 ans ! L’ancienne programmatrice, dont le contrat n’avait pas été renouvelé en mars 2013, pointe toujours au chômage. Le directeur artistique s’est vu privé brutalement du projet qu’il avait initié et défendu depuis 7 ans… d’ailleurs, il n’y a plus de direction artistique au Méliès, le poste a disparu.

Nos conditions de travail se détériorent à vitesse grand V !

Le passage aux nouveaux tarifs « Est Ensemble » s’est fait sans aucune préparation, au contraire des autres cinémas de l’Agglo (nombreuses réunions préparatoires pour nos collègues, contre une seule au Méliès, une semaine avant leur mise en place effective le 4 septembre, alors que les deux caissiers titulaires sont en congé!). Les caissiers doivent naviguer à vue, entre informations contradictoires, « préconisations » confuses et rétention d’information.

En conséquence, les cartes 10 places, certifiées valables un an, vendues jusqu’à la veille du changement de tarif, doivent finalement être utilisées avant le 31 décembre 2013 (après les « tickets roses », c’est la 2ème fois en 7 mois que nous annonçons aux spectateurs que leurs contremarques ne sont plus valables!). Le Comité des OEuvres Sociales de la Ville, pas mis au courant du changement de tarif, vendait encore des cartes aux agents municipaux après le 4 septembre… mais pas de panique, aujourd’hui, plus aucun partenariat n’existe entre le Méliès et le COS ! Tous agents, tous perdants !

De plus, un système de comptabilité improbable fragilise les caissiers qui non seulement ne sont plus protégés dans leurs fonctions, mais les exposent dangereusement à n’importe quelle accusation de dysfonctionnement voire pire… Malgré les accusations de « comptabilité parallèle », force est de constater qu’il n’y a toujours pas de comptable-régisseur recruté au cinéma, et que celle ci reste bien incertaine…

La désorganisation ne se cantonne pas aux problèmes de caisse : annulation en série de séances cet été, changements d’horaire acrobatiques, planning de travail (quand il y en a!) pas élaborés avec le personnel, dégradation des fauteuils des salles, toilettes insalubres, lumières insuffisantes en salles, chauffage qui ne marche pas, ou trop bien (c’est vous qui payez, l’environnement aussi…).

Mais pire, les réunions totalement improvisées autour du projet du futur 6 salles, mettent systématiquement en défaut les agents devant les élus, leur direction ou les Montreuillois. Comme lors du Café-Culture au Mori’Bar où il s’agissait de communiquer dans une réunion publique sur un projet culturel vide qui ne nous appartient pas. Quel est notre quotidien aujourd’hui ? On se méfie de nous, on nous piège, on nous pousse à la faute, on nous calomnie sur les réseaux sociaux : la défiance règne !

Le personnel, soucieux de rester professionnel, alerte régulièrement sa hiérarchie pour que ces difficultés soient résolues. Sans effet. Règne un climat de suspicions généralisées, des mises en situations déstabilisantes dans un environnement anxiogène, toxique ! La souffrance au travail est réelle et quotidienne.

Nous exigeons que cessent les abus de pouvoir et aspirons enfin à travailler dans des conditions au moins normales, sans menace permanente d’une sanction, d’une enquête ou d’un procès, sans rapports ni délation à la demande de la direction, dans le respect et la dignité comme n’importe quel travailleur en a le droit.

L’équipe anciennement gréviste toujours soudée, toujours en solidarité avec les 4 collègues bannis du cinéma, demande encore et toujours leur réintégration car ils ont été chassés du Méliès arbitrairement, il y a sept mois !

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Le Parisien – Montreuil. Le Centre national de la cinématographie a rendu son rapport.

Montreuil. Le Centre national de la cinématographie a rendu son rapport.

Cinéma Méliès : la double comptabilité reconnue

SÉBASTIEN THOMAS | Publié le 26 juin 2013, 07h00

La saga du Méliès vient-elle de connaître son épilogue? Rien n’est moins sûr puisqu’à Montreuil, on sait quand commencent les polémiques, jamais quand elles finissent. La mairie espère en tout cas que le rapport que vient de remettre le centre national de la cinématographie (CNC) mette un point final à la guerre que se livrent l’ex-directeur artistique du cinéma municipal Stéphane Goudet et Dominique Voynet, maire EELV, par associations de spectateurs interposées.

Selon la municipalité, ce rapport confirme celui établi par son enquête administrative menée en interne. Il évoque l’existence d’une billetterie parallèle concernant 46 séances litigieuses, dites non commerciales, entre 2010 et 2012. En clair, ces séances payantes n’apparaissaient pas sur les livres de comptes. En revanche, les enquêteurs du CNC n’ont pu établir, faute de document, ni le montant des sommes incriminées ni si celles-ci ont été réinjectées dans la trésorerie du cinéma. Petit retour en arrière. Le 6 décembre dernier, Dominique Voynet annonce un dépôt de plainte pour détournement de fonds et évoque une « double billetterie ». Trois mois plus tard, le directeur artistique, Stéphane Goudet est licencié pour faute grave et deux agents sont mutés. Entre-temps, des associations de spectateurs se sont formées, comme le Collectif indépendant des spectateurs du Méliès, qui réclame la réintégration du directeur et organise des manifestations devant le cinéma ou durant le conseil municipal.
Aucune poursuite du CNC

« Le rapport confirme notre enquête et n’engage aucune poursuite contre la ville , se félicite Dominique Voynet. On avait promis de le rendre public. Voila qui est fait. Je suis sûre que maintenant le Méliès va recouvrer la sérénité. D’ailleurs, on m’en parle de moins en moins. Les gens ont vraiment envie de passer à autre chose ». Stéphane Goudet retient pour sa part que le CNC n’engage aucune poursuite. « Dans ce cas, pourquoi m’avoir licencié pour faute?» interroge-t-il. Et d’affirmer que l’équipe municipale était parfaitement au courant de ces pratiques de double-billeterie. « Certaines de ces séances étaient initiées par les élus eux-mêmes » accuse l’ex-directeur. « Jamais nous aurions pu nous douter qu’il s’agissait d’une comptabilité parallèle » rétorque Dominique Voynet.

Pas sûr que ce rapport suffise néanmoins à calmer les esprits. Dans une lettre ouverte, le collectif des spectateurs réclame un débat public sur l’avenir du cinéma. De son côté, le député PS Razzy Hammadi continue de fustiger les « accusations mensongères » de la maire et des pratiques issues « des républiques soviétiques ou bananières ». Il demande une réunion d’urgence à Est Ensemble, qui a maintenant en charge les cinémas de l’agglomération ainsi qu’une prise de position de la ministre de la Culture sur la situation du Méliès.

Télérama – Méli-mélo au cinéma Georges-Méliès de Montreuil, suite : le CNC rend son rapport

Méli-mélo au cinéma Georges-Méliès de Montreuil, suite : le CNC rend son rapport

Actualité | La mairie de Montreuil rend public un rapport du CNC, qui note des irrégularités dans la gestion mais ne confirme pas les détournements de fonds.

 le cinéma municipal de Montreuil Le Méliès....
le cinéma municipal de Montreuil Le Méliès. © Duffe Julien/MAXPPP

Aujourd’hui, mardi 25 juin 2013, la maire de Montreuil Dominique Voynet rendra public le rapport de l’inspection du cinéma municipal Georges-Méliès que lui a adressé, le 12 juin dernier, le directeur du CNC, Eric Garandeau. Le CNC avait engagé une enquête au début de l’année, après avoir appris, par la presse, des irrégularités comptables reprochées par la mairie à l’équipe du cinéma.

Rappel des faits, lorsqu’une nouvelle directrice administrative a pris ses fonctions au Méliès, fin 2012, elle a signalé à la mairie une billetterie parallèle, non déclarée, portant sur des séances non commerciales. Le conflit ancien entre Dominique Voynet et l’équipe du cinéma, menée par son directeur artistique Stéphane Goudet, historiquement proche de l’ancien maire Jean-Pierre Brard (battu par Dominique Voynet en 2008), s’est aussitôt ravivé et le ton a grimpé.

Il était question d’argent liquide dans une armoire, de recettes occultes, de taxe non reversée, Mme Voynet parlait de « caisse noire » et portait plainte pour « détournement »… Très vite, elle a pris de lourdes sanctions, suspendant sans salaire le directeur artistique (licencié depuis) ainsi que les deux régisseuses. Aux journalistes, dont Télérama, elle racontait même avoir entendu qu’une partie de cet argent public avait servi à payer la drogue d’un réalisateur à Cannes… Depuis, ces allégations ont disparu, comme celles d’enrichissement personnel de la part des agents du cinéma.

Reste aujourd’hui que plusieurs dizaines de séances – quarante-six entre 2010 et 2012 selon le CNC – n’ont pas respecté le code du cinéma et de l’image animé, et présentent des irrégularités « passibles de sanctions administratives prévues à l’article L 422-1 », qui vont de l’avertissement à la fermeture du cinéma pour un an, et jusqu’à l’interdiction d’exercer des fonctions de direction. Le CNC note aussi, dans son rapport, que l’absence de documents conservés empêche de prouver que les recettes parallèles ont été, comme l’a toujours dit l’équipe du Méliès, reversées dans la comptabilité officielle.

Mobilisation

Ravie, la mairie de Montreuil estime sans nuance que ce rapport confirme ses analyses et légitime les sanctions prises. « Nous n’avons rien inventé, les irrégularités sont avérées et il est de notre responsabilité, en tant que tutelle, d’y remédier », dit-on dans l’entourage de Dominique Voynet. Le CNC confirme en effet les irrégularités mais parle de seulement quarante-six séances illégales, n’évoque aucun détournement de fonds, ni n’évalue le montant du manque à gagner pour la Ville – qui l’estime, elle, toujours à 140 000 euros minimum. Un chiffre jugé totalement fantaisiste par les associations de soutien au Méliès, comme Renc’art au Méliès et le Collectif indépendant des spectateurs du Méliès, dont la mobilisation ne faiblit pas depuis six mois.

Après quarante-six jours de grève entre janvier et mars 2013, des manifestations presque chaque semaine, de nombreuses tribunes dans la presse, ces soutiens soulignent aujourd’hui que le cinéma a connu une baisse de fréquentation au premier trimestre (baisse de 15% selon la mairie, sans compter les jours de grève). La mairie, elle, attribue cette baisse aux « nombreuses actions de sabotage », alors que de nombreux Montreuillois sont impliqués dans la défense de leur cinéma. Et si les débats et animations, jadis très dynamiques au Méliès, sont devenus très pauvres, ce serait parce que « des réalisateurs ont subi des pressions pour ne pas y intervenir. »

Avec une fausse innocence – c’est elle qui rend public le rapport et appelle la presse –, la mairie assure vouloir « sortir de la polémique » avant l’ouverture du nouveau Méliès agrandi, en juin 2014, pour lequel un « projet culturel » sera élaboré à l’automne entre les acteurs culturels et la Ville. Stéphane Goudet, lui, a attaqué son licenciement devant le tribunal administratif (tout comme les régisseuses ont contesté leur suspension) et prépare probablement sa contre-offensive.

Le 25/06/2013 à 10h46 – Mis à jour le 25/06/2013 à 12h25
Juliette Bénabent